vendredi 11 décembre 2009

204

Comme chaque vendredi, la bonne société gabianglaise se donne rendez-vous chez l'un de ses membres pour le thé. Et ce vendredi, nous sommes chez Kiri. C'est un peu comme Desperate Housewifes, version rurale.

On parle de tout et de rien et du nouveau projet de Kiri. La maison verte de Roujan commence enfin ses travaux de rénovation avec un budget riquiqui lessivé par la crise. John vient en aide.

Et l'on parle des gens qui se garent comme des singes sur le devant de la maison de Kiri. Alors que certaines personnes lui interdisent de garer son auto à certains endroits, ces mêmes personnes n'ont aucune vergogne à stationner juste devant sa porte ! C'est terrible la bêtise...

Et l'on parle aussi des jolies illuminations de Gabian et on se demande pourquoi les platanes de la poste ne sont pas allumés. Mystère.

jeudi 10 décembre 2009

203

Un vol pour Paris, une connection à Munich et une arrivée à Singapour, voici Junis sur le départ, juste de le temps d'hiberner au niveau de l'équateur...

mardi 8 décembre 2009

202

Marinette s'en est allée. Derrière la vitrine de sa chambre, elle aimait regarder un monde, qui déjà se dérobait sous ses pieds. Lorsque la première fois je l'ai vu, le chignon en bataille et la robe de chambre à peine ajustée, la déjà vieille dame descendait et remontait la rue du théron, seule horizon d'un univers sombre. Elle luttait contre une maladie qu'elle portait sur ses épaules bien frêles.

Je la croyais un peu illuminée, et d'admettre que ma vision des choses se fait souvent à partir d'apparences qui s'en trouvent fausses. Le sourire esquissé à la vue d'une silhouette en peignoir, d'abord moqueur s'en trouva attendri par la suite.

Le temps est passé, comme une ombre furtive, au-dessus de la vieille dame. Les choses ont comploté contre elle, la laissant désemparée. Les minces rideaux de sa chambre formaient le dernier mur de sa prison, quand ses jambes ne pouvaient plus lui répondre. Dans un ultime effort, elle jouait à cache cache derrière ceux-ci, espièglerie qui cachait une solitude intense, qu'une vieille télé ne pouvait meubler. Au petit matin, elle s'est évadée. Au revoir Marinette.

dimanche 6 décembre 2009

201

Voici maintenant 2 ans que l'on a fait leur connaissance. Un charmant couple quadra, bien comme il faut, sexy en diable et si bio dynamique. Karen et Manu ont eu un succès fou avec leurs premières collections et il est bon de voir ainsi récompensé un si dur labeur et un tel enthousiasme.

Tandis que Mira s'occupait du design des étiquettes, que Manu se faisait le teint et les muscles dans les vignes, John s'attachait à construire le site internet du domaine. Après maintes réunions et montures, voici la chose désormais opérationelle. A vous de juger, voici le lien : Domaine Turner Pageot.

samedi 5 décembre 2009

200

Noël approche à grand pas, on vous le dit, on vous l'assème jusqu'à que mort bancaire s'en suive. La télé le dit, c'est que c'est vrai. Et en ces temps de morosité économique où le politique ose frapper au coeur des bonus de nos chers banquiers, il faut consommer pour faire tourner une machine bien grippée.

A chaque fois que je vais en Angleterre, je suis étonné de la facilité affichée qu'a le peuple de là-bas à consommer. Tout est prétexte à consommer et la silhouette des corps s'en trouve fortement marquée par des décennies de gourmandise frénétique. Ici, tout est fait pour acheter et jeter. Les prix sont autrement plus bas qu'ici en France et ce n'est pas le taux de change qui est en cause. Je suis effrayé de voir autant de choses si peu chères.

C'est amusant de voir comment les gens agissent. Les caisses de supermarché sont constamment pleins et on ne fait pas la queue pour payer. Quand vous êtes à Carrefour Market à 1h de l'après-midi et que vous avez une file énorme pour payer à l'unique caisse ouverte, là-bas, même à 1h du matin, un employé vous invitera à sa caisse non ouverte s'il vous aperçoit entrain d'attendre ne serait-ce qu'une minute. Ca c'est le service, ça c'est aussi le business qui vous facilite la consommation.

D'un autre côté, cette extrême facilité a des revers. On perd toute notion de valeur dans un circuit où l'éphémère prime. Quelle valeur puis-je attribuer à ces chocolats qui dans mon enfance représentait une récompense à une attente si longue ? Les manger aussi vite alors que le désir n'a pas eu le temps de grandir, c'est comme avoir une jouissance sans orgasme, c'est triste !

Chouette, UPS vient de me livrer le nouveau iPod... Trop cool la décadence consumériste...