Sur le trottoir, Marcelline a repris sa place. Elle attend que quelqu'un passe pour l'interpeller et meubler un peu sa solitude. Tout comme mon locataire, Ziggy, manteau sale et pantalon tombant, il hèle le passant pour s'en faire un compagnon temporaire. Parfois, la vie a des aspects pour le moins terrifiants, créant des êtres à la recherche d'autres âmes pour ne pas perdre la leur.
Notre quotidien depuis maintenant 3 mois reste entre les 4 murs de notre nouvelle maison. La tâche est ample et ambitieuse. Pas arrogante. Nous donnons toute notre coeur dans les travaux. Même si parfois on ne voit pas le bout du tunnel, les petites avancées restent une récompense dont on ne nie pas la jouissance. Je disais mon désarroi face à ces mètres carré de murs à enduire, toujours aussi grand par ailleurs. Mais les petites touches d'avancée commencent à faire leur effet sur un moral auparavant en berne.