samedi 31 octobre 2009

186

Nous venons juste de terminer notre petit bassin. Cela faisait longtemps que nous voulions un point d'eau, une chose élégante dans notre cour. Entre bambous et lierres, la chose se devait d'être compacte. Et comme d'habitude, exigeants comme nous sommes, il nous a fallut pas mal de temps pour finalement opter pour ce grand pot. Il nous reste à trouver la pompe et les lumières qui vont avec... A suivre.

C'est dîner ce soir chez Ken et Allison. C'est aussi le grand retour de Junis à Gabian et quoi de mieux que se fendre dans la clientèle expat de nos deux américains de Pouzolle pour une soirée thai.


Comme c'est la veille d'Halloween, Junis a un pincement au coeur car comme chacun le sait, c'est un truc big outre atlantique, après Thanksgiving. Bruce et Paul n'ont en que faire, un truc d'américain selon eux.

C'est bien dommage que l'acoustique soit si médiocre en la place car la cuisine de ken vaut le déplacement. On se retrouve entre nous, anglais, et c'est super génial. On s'éclate un max...

mercredi 28 octobre 2009

185

Le temps est décidé magnifique sur Gabian. L'été se prolonge sous ses couleurs indiennes, les feuilles de vigne rougissent sous un soleil encore pimpant, les platanes se drapent d'ors.

Les travaux sur la RD13 avancent. Junis découvre avec horreur le massacre qui a eu lieu. Et on se dit qu'il y avait d'autres solutions. Mais la facilité est toujours de mise par ici, douce partenaire de la fainéantise.


Sur une toute autre échelle, les travaux pharaonique de l'A75 finissent de redessiner les contours des régions qu'elle traverse. Le ballet de camions et autre engins donnent le vertige devant la somme d'énergie déployée. Cela ressemble presque à du Stephen Shore.




lundi 26 octobre 2009

184

Le week-end dernier, on a réalisé que la couleur aubergine de la salle de bain commençait à nous ennuyer. Comme un taureau dans sa manade, hormones en ébullition, il fallait prendre la bête par les cornes. En fait, depuis le début, cette salle de bains nous a toujours embêté car elle était moche avec sa faîence trop haute sur les murs, son agencement mal pensé.

Il y a 4 ans, nous avions découvert ce joli ton aubergine, bien avant que le venin frelaté de la grosse camionneuse joufflue d'une certaine chaîne télé ne se propage dans les masses. Le point de non retour, c'était quand une voisine nous a demandé notre avis sur la couleur aubergine, là mon cerveau a cessé d'être alimenté en sang ! Il fallait opérer d'urgence.

Mais voilà, comme les choses ne sont jamais aussi simples, On aurait voulu repenser entièrement la salle de bain, c'est-à-dire la raser entièrement, débarrasser les murs, rendre l'ensemble plus compact et pratique. Crise financière oblige, on a opté pour la chirurgie esthétique.

En un week-end, nous avons rassemblé tous les éléments laissés de côté dans la maison : cadres, objets, miroir, peinture... Et on a abouti à un résultat potable, il nous faut investir dans un chandelier pour parfaire la chose... Mais on se dit que la salle de bain n'échappera pas à un recadrage plus sérieux la prochaine fois...

dimanche 25 octobre 2009

183

Ali tente à chaque fois de nous inviter par delà la plaine dans leur grande maison. Alex est là pour le week-end, toujours aussi sobre. Cette fois-ci, nous faisons le trajet vers eux. Ali veut absolument nous présenter sa nouvelle meilleure amie du moment, une décoratrice de Lagrasse.

Le dîner servi est somptueux. Ali est un superbe cuisinier. Iranien d'origine, il officie à merveille et offre aux papilles gourmets un feu d'artifice. Les plats sont autant d'invitation à la gourmandise, d'abord des yeux sous une explosion de couleurs, puis celle du palais comme une promenade dans un jardin des sens interdits. Les plats se suivent et ne se ressemblent pas. Mon voisin Mickael en est étourdi et se rue sur les mets, tandis qu'Oriana est aux prise avec le Tigre. Le doux Sasha, adolescent en quête d'identité, nous invite à l'écouter chanter...

Ali aurait du choisir Laurence comme meilleure nouvelle amie de la semaine. En couple avec Omar, ils sont de très bonne compagnie. Elle est antiquaire, il est brocanteur. Une vie sur le fil, des histoires extraordinaires, une rencontre vraiment captivante. On sent l'expérience, l'expertise et l'humain car comme elle le dit, les objets qu'elle vend sont des parts d'humanité en quête d'une nouvelle vie... Et on s'aperçoit que l'on connait le même antiquaire parisien !

La soirée s'étend sous les étoiles de cette douce nuit d'octobre. Les chiens continuent de s'ébattre dans le jardin, Sasha remonte dans sa chambre, rires et délires au programme. Ah, la décoratrice de Lagrasse... un met fade et sans intérêt dans cette soirée si colorée...

lundi 19 octobre 2009

182

"Tu n'aimeras point", c'est le film que nous sommes allés voir à Clermont l'Hérault avec nos deux gars de Neffiès. C'est aussi ce que je disais aussi à mes clients à la recherche d'un bien immobilier à propos de cette ville-village des montagnes...

En fait, la première fois que nous sommes venus dans la région, nous avons atterri à Clermont. Au mois de décembre. C'était comme être dans un film de Cabrol shooté au lexomil, le talent en moins. Après plusieurs essais, nous n'avions rien trouvé à cette ville.

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je ne suis donc pas un imbécile. Ma vision de Clermont a singulièrement changé en moins d'une semaine. En ce mois d'octobre, le temps est fabuleux. Sans doute la clémence météo y est pour quelque chose. Pas seulement.

Avec les beaux-parents, nous avons fait le marché du mercredi. Une révélation. On parle de Pézenas, j'en ris tellement c'est gavé d'anglais en mal d'authenticité et clichés. La municipalité piscénoise devrait embaucher des petits vieux en bérets et les envoyer, baguette sous le bras et colliers d'aulx au cou, cela devrait faire rappliquer encore plus de britons. Non, à Clermont, on est plus vrai, plus nature, plus rude, plus bio et pas seulement pour la galerie. Très bien. Sans compter cette petite boutique déco dont on a pu s'empêcher d'acheter un tout petit quelque chose...

Et puis, nous sommes allés au cinéma art et essai avec Jérôme, sa mère - top classy - et Uwe. Là aussi, on s'est cru devant le Reflet Médicis dans les années 80, attendant une projection alors underground de la Ley del Deseo d'Almodovar. Trop cool. Alors "Tu n'aimeras point" devient le point d'orgue d'un épisode découverte de Clermont l'Hérault.

vendredi 16 octobre 2009

181

Tous les deux mois, l'office de tourisme du coin tient son conseil d'administration. Les villages de la communauté de communes donnent un budget pour le tourisme, juste au cas où on prendrait au sérieux le tourisme !

Depuis peu, le maire de Gabian est le président de la communauté et préside au futur développement des environs. Avec les ambitions affichées de Cassan, on lorgne avec avidité les deniers du touriste. Et le derniers avatars en date, à savoir la taxe de séjour, devient un enjeu majeur. L'office de tourisme menace les hébergeurs qui ne jouent pas le jeu du collecteur d'impôts. Parce que sa survie en dépend - comme la généreuse prime de Noël d'ailleurs. Même si les services - seulement en français - ne sont pas du tout à la hauteur du racket organisé.

C'est ainsi qu'un gros hébergeur du coin retient sans vergogne la taxe de séjour sous son coude, demandant expressément à l'office de tourisme de reconsidérer son rôle dans le tourisme : non comme simple collecteur d'argent à coups de menace à peine voilé mais en promoteur en amont des intérêts de la région, de ses hébergeurs et autres artisans.

J'ai toujours considéré que l'office de tourisme a un train de retard. Le site internet n'est pas efficace, même si le bureau est fier de dire qu'en tapant le mot clé Roujan dans Google, l'office apparait en première page ! A mourir de rire... Les hébergeurs sont les meilleurs ambassadeurs de la région. Ils savent vendre les environs par leurs sites internet, leur proximité avec le visiteur.

jeudi 15 octobre 2009

180

Le serveur de l'Entre-pot de Pézenas m'a tapé dans l'oeil. Joli garçon à l'allure romantique avec ses cheveux longs, il s'est souvenu de ce que je prends en apéritif. Cela mérite un grand sourire et un bon pourboire. Bref.

Pour leur dernier soir dans la région, nous dînons sur Pézenas. Grand dîneurs en ville, les beaux-parents ont été impressionné par l'Entre-pot, et la très grande qualité du service. Serveur en tête. Les plats se sont enchaînés sans lenteur, goût acéré et détail peaufiné, un rien d'exclusivité. On se croirait dans MasterChef the Profesionals ! Presque...

Voilà, les beaux-parents sont repartis après deux belles semaines avec nous. Cette fois-ci, on a beaucoup fait, arpenté les lieux, critiqué les uns, adulé les autres...


mercredi 14 octobre 2009

179

On s'était dit qu'avec la renommée de son vase, Anduze vaudrait le détour. Et bien, pas vraiment. On est loin des fastes d'Uzès, du grandiose du Pont du Gard. Petite bourgade serrée entre le Gardon et les montagnes, la vie y est paisible, sans intérêt majeur.

Il est étonnant de savoir que la ville fut un important bastion protestant au 16e siècle et comptait près de 6000 habitants. Et qu'elle était l'une des plus anciennes et des plus puissantes seigneuries du Languedoc.

Sauf que les récessions industrielles du 19e ont marqué durement les lieux et les hommes. Loin l'histoire avec un grand H, comme inexistant le vase éponyme. Finalement, on trouve plus de vases d'Anduze en dehors d'Anduze.

Non loin, il y a la Bambouseraie de Prafrance. Créée en 1856 par Eugène Mazel, un Cévenol passionné de botanique, le lieu est de prime abord magnifique. De bambous en bambous, on se sent panda ballotté au gré de la brise du Nord. Le cheminement est lent, presque monotone mais que des judicieuses installations ravivent.

Entre le village laotien et le parcours feng shui du jardin japonais, le rythme en devient plaisant et même excitant devant les installations artistiques. C'est devenu une mode incontournable de proposer de l'art contemporain dans un jardin. Et cela marche bien. Même si la plupart du public n'intercepte pas le message, l'action s'inscrit dans le réel de la nature et questionne, confronte, révèle la juxtaposition entre le naturel et le construit.

Les oeuvres de Paca Sanchez et de Bernadette Chéné me fascinent, notamment ce cheminement de troncs. Un vieil arbre est mort , des rondins de son corps sont devenus chemin et c'est magnifique. Je me demandais si avec les platanes que l'on a abattu on pourrait pas faire pareil, ce serait leur rendre hommage...

En 2005 la Bambouseraie devient jardin remarquable (comme celui de Margon et le jardin de Saint Hadrien à Servian) et en 2008 elle est inscrite sur la liste supplémentaire des monuments historiques.

La visite se termine par la boutique où l'on reçoit véritablement un coup de bambous !

mardi 13 octobre 2009

178


"Tout à coup nous aperçûmes au-dessus du feuillage sombre des chênes verts et des oliviers, se détachant sur un ciel bleu, deux ou trois arches, à teinte chaude et jaunâtre : c’était la tête du géant romain. Nous continuâmes d’avancer, et au premier coude que fit la montagne, nous l’embrassâmes dans tout son ensemble, à cent pas à peu près de nous. " Alexandre Dumas, Midi de la France, 1837-1841.

Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité en décembre 1985, l'objet n'usurpe pas son titre tant son ampleur et sa majesté en font un monument historique d'envergure. A la façon d'Alexandre Dumas, on découvre l'objet au détour d'un cheminement finement pensé par d'importants aménagements en 2000.

A cette date, l'état finança, avec l'aide de collectivités locales, de l'Unesco et de l'Europe, un projet d'aménagement du site, confié à l'architecte Jean-Paul Viguier afin d'assurer la préservation de ce monument exceptionnel, menacé par l'afflux des touristes. Il fut décidé de le rendre accessible uniquement aux piétons et d'améliorer les infrastructures - boutiques et restaurants pour faire clair - destinées aux visiteurs. Comme tout projet, il a été critiqué pour son coût (32 millions d'euros) et pour l'« atteinte au paysage ».

Et pourtant, je trouve l'ensemble parfaitement cohérent, les nouveaux bâtiments sont imbriqués dans la roche et sont invisibles depuis le monument, dont ils imitent la couleur. La belle-mère s'attendait à un site rustique. Au contraire, et c'est pour cela que l'on trouve un bon nombre d'américains et de japonais sur le site.

Construit sur trois étages avec les pierres extraites sur les lieux mêmes dans les carrières romaines environnantes, le sommet du pont domine le Gard en basses eaux, à 48,77 m de hauteur, et, sur sa plus grande longueur, l'ouvrage mesure actuellement 275 m.

Le pont a été entièrement construit à sec, c'est-à-dire sans l'aide de mortier, les pierres - dont certaines pèsent six tonnes - étant maintenues par des agrafes de fer. Les matériaux sont issus de la carrière de l'Estel située à environ 700 m en amont du monument.

Sur place, les blocs étaient montés grâce à une cage à écureuil dans laquelle les ouvriers prenaient place, apportant la puissance nécessaire au treuil. Un échaffaudage complexe fut érigé pour soutenir le pont pendant la construction, dont les faces portent toujours les marques : on distingue un peu partout les appuis d'échafaudages et, sur les piles, les arêtes saillantes qui soutenaient les assemblages de bois semi-circulaires destinés au maintien des voûtes. On suppose que la construction a duré une quinzaine d'années, avec 800 à 1 000 ouvriers sur le chantier. On a évalué à 50 400 tonnes l'ensemble des blocs de pierres utilisés.

lundi 12 octobre 2009

177

La route qui mène de Nîmes à Uzès a la particularité de ne pas indiquer Uzès ! Et pourtant, voici un endroit qui vaut largement le détour. Perdu sur une plaine sans fin, Uzès, cité des évêques puis premier Duché de France, trône fièrement de sa grande histoire.

On sent les grandes familles par ici, l'aristocratie discrète, terrienne, hautaine. Les boutiques reflètent un peu l'esprit social qui y règne. Ici, on ne fait pas dans le tape-à-l'oeil, on n'a pas besoin de justifier son statut social, on sait où l'on se place dans la hiérarchie.

Uzès et ses alentours comptaient de nombreux moulins, qui depuis le XVe siècle, servaient aux fabriques des serges et des draps de laine, des cuirs et de la soie. Au déclin de la sériculture à la fin du XIXe siècle, Uzès développa deux nouvelles activités : la production de céramiques utilitaires et artistiques et la réglisserie. Ces activités existent toujours : Haribo et les poteries de la famille Pichon, présentes à Uzès depuis 1802, perpétuent la tradition et le savoir-faire et contribuent à faire d'Uzès, une destination de renommée internationale.

Au XXe siècle, Uzès prend un nouveau souffle avec le classement de son centre-ville en "secteur sauvegardé" le 5 janvier 1965. Depuis, Uzès continue à s'embellir : pavage des rues, mise en discrétion des fils électriques, restauration immobilière, ce sont aujourd'hui 41 hectares de la ville qui sont classés selon les modalités de la loi Malraux.

Classée "Ville d'art et d'histoire" depuis novembre 2008, Uzès fait son maximum pour sa renommée et cela se voit. Le marché du samedi matin surpasse de loin celui de Pézenas, surtout que l'on n'entend pas parler anglais dans les allées de la place aux herbes !

On s'est trouvé un hôtel dans la ville, Uzès vaut bien une nuit.


vendredi 9 octobre 2009

176

La nuit dernière, l'orage a fait rage au-dessus de Gabian. Impressionnant, magnifique et terrifiant de voir autant d'autant tomber d'un seul tenant, comme un seau de l'on renverse. Les tambours des cieux ont rempli l'espace, Zeus glorieux dans toute sa virilité.

Ce matin, comme si de rien n'était, le ciel est bleu, clair. La rue est propre, fraîche. Pas de dégâts apparents.

Nous voici sur le chemin d'Aigues-Mortes. En 1240, Saint Louis s'intéressa à la position géographique que représentait ce petit village. Il voulait un accès à la Méditerranée. Il obtint des moines de l'Abbaye la ville et les terres alentours par échange de propriétés. C'est de là qu'il s'en alla en croisades par deux fois.

Aujourd'hui, la place est hautement touristique. Mais en cette saison, ils sont plutôt rares. Il y a plus de locaux. Une fête s'y prépare pour le week-end et déjà les jeunes se font entendre, canettes de bière en bandoulière.

Le temps est magnifique sur la tour de Constance, les remparts se font imposants, barrant la route à une armada de camping-cars de forains.

Au détour des ruelles, on découvre l'église de Notre Dame des Sablons. La pauvre a subi les outrages de l'histoire avec des vitraux customisés par Claude Viallat. Seul point d'intérêt finalement pour cette bâtisse au demeurant banale.

Les boutiques se font trendy, à la limite du hippie bas de gamme. C'est la rançon du succès de ces places touristiques où le commerce se fait pour la masse.

Ah, les fameux chevaux de Camargue !

mercredi 7 octobre 2009

175

La journée s'annonce glorieuse. Malgré le petit vent marin, les nuages se portent pâle aujourd'hui et nous décidons d'aller prendre notre déjeuner sur la plage. Parasol, serviettes, sac pique-nique, nous voici à Marseillan plage.

L'après-midi s'étire en longueur sous les pas d'un homme en maillot de bain, silhouette chinoise sur la ligne d'horizon. Il n'y a pas beaucoup de monde, et pour cause, on est en octobre. Les affaires de plage sont depuis longtemps au rayon des articles remisés. Quelques allemands se jettent à l'eau, je les suis.

Ce soir, nous recevons Will et Liz à dîner. Mais on prends tout de même le temps de faire une petite sieste ! Le dîner est presque fait, seuls les Saint Jacques seront cuisinés à la dernière minute, puis gratinés dans une sauce au muscadet. Le boeuf bourguignon a mijoté hier et le sera à nouveau dès notre retour.

Ah, le boeuf bourguignon ! Comme disait feu Floyd, il faut un bon vin. S'il n'est pas à boire, il ne le sera pas à cuisiner. On a donc choisir un bon bourgogne, cela va de soi. Et en cette période de foire aux vins, cela ne pouvait pas mieux tomber. Le choix du vin revient au beau père.

Pour le dessert, en regardant MasterChefs à la télé, je voulais m'essayer à une charlotte aux pommes. Je ne savais pas que le dessert était français ! C'est l'utilisation du pain de mie beurré qui me trompait. En fait, je fais la confusion avec le bread and butter pudding, et la charlotte pour moi se faisait avec des boudoirs.

Le dîner fut superbe. C'est pas moi qui le dis, je ne fais que transmettre l'info...

lundi 5 octobre 2009

174

De gros nuages se profilent à l'horizon. Ils viennent du sud et c'est mauvais signe. La pluie sera de mise...

En attendant, les travaux ont commencé sur la RD13, en lieu et place des platanes abattus. On creuse pour les canalisations. Et Gill et Kevin sont furax de voir ainsi leur jardin avant transformé en garage d'engins de travaux publics.

Déjà qu'ils n'ont pas été consulté sur l'abattage de l'arbre devant chez eux, les voici contraints de voir un tas de graviers et une pelleteuse en guise d'horizon. Sans compter qu'ils auront bientôt une plate-forme de ralentissement juste devant chez eux !

vendredi 2 octobre 2009

173

Avez-vous remarqué que les enfants et ados ont tendance à donner dans le lard ? L'obésité est un problème qui préoccupe les autorités sanitaires. Et par ici, la jeunesse prend plus pour modèle Bibbendum que Dannii. Les corps de ces demoiselles - car le problème esthétique touche majoritairement les dames - se tordent et se retordent, sauf qu'elles ne s'appellent pas Shakira. ou Beyoncé. Ce serait plus un crash-test pour un véhicule utilitaire. Et elles le montrent bien dans ces lycra simili American Apparel scintillant, ces shorts ultra taille basse offrant une silhouette en poire avachie, un maquillage au karcher Ripolin. Sans compter qu'elles défoncent le coltar sous leurs pas... Ah, même WAD n'en veut pas pour ses pages arty ! Alors, on repassera pour le look Gossip, elle a tout de même plus de classe.

Côté gars, c'est tout bon. Un peu caillera sur les bords, une bonne dose de testostérone, le look est bon. Bon, il y a des exceptions mais on les cache...

jeudi 1 octobre 2009

172

Les travaux ont commencé à Roujan concernant la nouvelle zone d'activité. Industrielle, artisanale, commerciale, on ne sait pas trop d'autant plus que les panneaux annonciateurs mènent sur le site internet du promoteur. Et sur le site, on n'en sait pas plus ! Par ici, on aime les secrets, surtout s'ils sont de Polichinelle.

Les deux soeurs de Roujan, filles de mauvaises augures, prédisent un centre commercial qui va tuer le petit commerce. Pas besoin de centre commercial pour le tuer, il se tue lui même en mauvais services et autres mauvaises humeurs. Bien entendu, il y a toujours des exceptions à la règle, voyez la petite épicerie de Gabian.

Le plus marrant dans les prédictions des deux soeurs de Roujan, c'est que je les ai surpris à faire leurs courses à Carrefour Market et à Lidl ! Comme quoi, les bons penseurs et donneurs de leçons, il faut s'en méfier comme la peste qu'ils répandent sur leur passage...

Le peuple veut du supermarché et du lotissement. Qu'on leur en donne !