Soup
Il y a 17 heures
Fragments de vie dans un village du Languedoc
La dernière grande rénovation de notre maison a eu lieu il y a 20 ans maintenant.C'est à cette époque que les précédents propriétaires ont installé sur la façade une poutre. Aujourd'hui, la nouvelle va prendre sa place.
La nouvelle poutre a d'abord été peinte. Malgré l'étonnement d'Uwe, le bois a aussi droit à de la couleur autre que chêne rustique ou clair ! Ce sera un gris léger afin de correspondre aux balcons. Et puis, on a un peu marre du bois foncé.
Le jeune homme est fin, cela ne l'empêche pas de gravir les 3 étages de la maison, poutre à l'épaule avec son collègue. On le suit avec grand intérêt, lui et sa poutre !
Il y a toujours une aspérité dans la beauté, une faille où la lumière s'engouffre pour y être étouffée.
Mistinguet, hautaine, attendait sagement, assise fièrement dans son auto (entre nous, darling, tu es assise dans un Berlingo). J'avais repéré son collier de strass qui soulignait élégamment la finesse de son cou et lui donnait de l'allure.
Aujourd'hui, on visite le monde de la consommation. On se rend à Montpellier en compagnie de Linda et Howard, histoire de se changer un peu la tête. Hier soir, tandis que nous dînions aux Marronniers, un ou des individus ont fracassé une vitre de la voiture d'Howard, ouvert le coffre et volé le peu qui s'y trouvait. En plus d'un restaurant pas terrible, voilà que la voiture est cambriolée en pleine rue passante, entre 20 et 21h30.
La gendarmerie de Pézenas s'en est trouvé désolée, prétextant d'un fait habituel dans la ville et nous renvoyant pour la déclaration à la gendarmerie de la localité d'habitation, à savoir Roujan. Devant tant d'assurance, on ne pouvait que se soumettre à une telle décision de l'autorité et remettre au lendemain les formalités...
La banlieue de Montpellier est une vaste zone industrielle qui met en scène des milliers de magasins et centres commerciaux qui vendent à peu près a même chose ! A savoir des trucs merveilleusement moches à un prix hallucinants. Il y a tout de même quelque surprise. La première est de taille et vous fait rager : l'huile cire dure que nous avons acheté à un prix bio - proche de la haute couture - et bien la marque originale pas plus bio que moi s'offrait là à plus de 50 euros de moins pour un litre. Ca, ça vous fout le shopping en l'air...
On voudrait alors se venger dans cette boutique de luminaires, à s'offrir d'élégants spots. Mais non, pas de stock, 2 semaines pour la livraison. Pareil chez Interiors, les bouts de canapé sont sur commande... Allez retour sur Gabian. Et on s'aperçoit que l'on a raté le carnaval !
Voilà le printemps ! Tout le monde dort encore à Gabian, excepté des satanées moineaux dans la cour et le boulanger...
La boutique ne paye pas de mine. En temps ordinaire, je ne m'y serais jamais arrêté. Entre pelotes de laine et prospectus divers, la place est occupée par une couturière hors pair, Cathy B. Lors de notre chantier de Cessenon, nos clients voulaient que l'ensemble des fenêtres et portes soient habillés. Nous avons alors écumé tous les magasins de tissus du coin pour trouver les matériaux nécessaires à la maison de maître. Et c'est la Foire au Tissus de Pézenas qui nous avait conseillé Cathy B. La première rencontre pro a été la bonne, on revient à nouveau vers elle pour la rénovation de Fontès.
Cela fait maintenant deux semaines que nous avons du beau temps. Le soleil est à ravir, les peaux se découvrent, le vent aux abonnés absents. Les enfants prennent possession des ruelles de leurs jeux, de leurs rires, de leurs cris. Les petits vieux grognent au passage d'un ballon. Je m'emporte à la vue d'un skate évitant de justesse ma jardinière !
C'est la vie de village où tout semble entrer en collision, en effusion, en intrusion. De mort, la place Vieille s'éveille, une auto passe, Florian crie pour seule expression, Bob signe sa domination d'un miaulement aigu sur un autre chat. Puis le silence à nouveau, moment où l'on reprend son souffle, moment d'endormissement pour certains, moments de réflexion pour d'autres.
Stéphane est là, torse nu, perché sur un rocher. Il m'attend. Je lui souris et je suis heureux de le voir. Cela fait longtemps que l'on ne s'est vu. Et il y a plein de choses que je voudrais lui dire. C'est bizarre, il semble avoir pris un peu de muscle, du moins épaissi, ou peut-être vieilli. C'est vrai qu'il se donne à fond à la musculation. Il fallait le voir dans sa salopette orange, torse nu à la LGTB de Paris. Il était magnifique, un peu stéréotypé certes avec ses muscles saillants, sa houpette, son hâle. Mais c'était lui, pas la foule anonyme et compacte de la parade, clônes décérébrés avançant au rythme endiablé d'UltraNaté.
Lis et Guillaume sont revus de leur escapade en Espagne. Une escapade qui a tourné au désastre, leur voiture ayant rendu l'âme !
Ils nous ont rapporté pas moins de 10 kg d'oranges de Séville où le frère de Guillaume a une orangeraie bio. Du coup, devant tant de boules oranges, on se serai cru à Noël . J'ai décidé de faire une marmelade. Alors, j'ai regardé un peu partout, surtout sur internet sur les différentes façons d'en faire.
Donc, en suivant le livre de recettes, je fais mijoter tout cela et en deux heures de temps, c'est emballé et pesé ma p'tite dame. Que dalle ! Le truc a mijoté toute l'après-midi, soit près de 5 heures... La centrale nucléaire de Marcoule a du tourner à plein régime pour ma plaque à induction, d'autant que mon four était aussi allumé. Dans ma foulée, j'ai mis à mijoter un porc aux 5 épices et céleri dans le four. Sans oublier mon bread and butter pudding généreusement badigeonné de marmelade toute fraîche...
Le transporteur est sur le chemin de Gabian. On se presse sur la place afin de le diriger sur la rue Barbacane. Mais il ne pourra pas entrer sur la Place Vieille en raison de son encombrement.
Voilà maintenant deux mois que nous avions commandé ces deux canapés dans une boutique d'Ipswich. Un coup de coeur si loin de ce que nous avions prévu. Nous cherchions des modèles un peu rétro mais définitivement contemporains. Nous avions repéré chez Habitat un modèle mais il était beaucoup trop grand pour notre salon.
En visite sur un chantier en Angleterre, nous décidions de faire le tour des boutiques d'ameublement. Et voilà, le canapé attendait sagement dans un coin, hypra classique avec ses rayures rouges et bronze, si ultimement british dans ses formes. Rien que le nom : Cavendish. Donc direction vendeur, commande et voilà.
Ce matin, j'ai bu un verre d'eau du robinet. Cela est totalement imbibé de banalité ! Mais, ce simple geste, anodin, quelconque, finalement, en y regardant de près, on se dit qu'il a un goût de privilège.
J'ai l'habitude de remplir un verre, de le vider et de le remplir à nouveau. Et ce matin, en le faisant, je me suis dit :"Il doit y avoir des personnes qui ne peuvent pas faire ce que je fais !" Avoir de l'eau courante, c'est un luxe que l'on oublie bien souvent, un avantage incomparable.
Le carrelage blanc, aussi bien posé qu'il soit, nous a toujours un peu agacé par son manque d'originalité. Notre salon, autrefois open space comme ils aiment tous avec une cuisine ouverte, est redevenu au fil des années un salon.

Le chèque des dommages et intérêts est arrivé ce matin. Waow, un vrai bonheur !
Le Human des Killers tambourine dans ma tête. Je ne peux me détacher de l'image so smart de Brandon Flowers. Une passade...
Le projet de Fontès pour nos clients australiens a commencé en décembre 2008. Et la livraison est prévu pour Pâques. C'est une maison de village sur 3 niveaux. Les précédents propriétaires, s'improvisant bricoleurs, ont su donner un aspect désuet à l'ensemble mais sans chic. On a tout rasé à l'intérieur. Tout. C'est notre méthode. Rendez-vous plus tard pour le final.
Le lieu est situé sur le bord du canal, à Béziers, derrière la gare. C'est une ancienne usine reconvertie en restaurant. La Raffinerie est un endroit cool, trendy. Avant même d'y entrer, on ne s'y trompe pas en voyant de l'autre côté de la rive un Central Gym, branché si vous voyez ce que je veux dire !
Le décor est sobre même si il y a une faute de goût avec le lustre trop arrondi. L'esprit raffinerie est rendu à la perfection, rouille et usure font merveille sous les spots. Malgré la hauteur de plafond, on se sent à l'aise dans la salle.
Si nous partons souvent à Londres ou Paris pour rechercher les matériaux nécessaires à nos chantiers, cela n'aide pas forcément notre empreinte carbone ! Comme je le soulignais dans différentes entrées du blog, le choix par ici n'est très important, souvent réduit à un immonde voilage ou du bling bling bon marché qu'un aveugle n'en serait pas dupe...
Par contre, à l'instar de certains des voisins du village qui n'hésitent pas à faire venir en catimini des ouvriers peu respectueux des environs, nous nous employons à n'utiliser que des artisans locaux dans nos projets. Nos favoris, sans aucun doute l'entreprise Farenc - le père est bourré d'humour comme le fils, le contremaître un expert - et le menuisier Pena.
Nous voici à Londres pour une visite business. On doit voir certains de nos fournisseurs et faire quelques boutiques. Ici, le choix est vaste, quasi illimité. L'offre est pléthore et l'on est à l'écoute de vos besoins, sinon demandes.
C'est vrai que sur la plupart de nos chantiers, hormis les artisans qui sont parfois une peine à râler sans cesse - suivez mon regard - il est difficile de trouver les matériaux que nos clients souhaitent. Faire son shopping en Angleterre, c'est le must et une alternative sans concurrence aux commerces d'ici.
On en profite pour suivre le déroulement du projet Cuisine d'un de nos clients avec une visite surprise à l'atelier de construction. Les travaux commencent le 9 mars prochain. Les carcasses sont en préparation.
Question décoration, rien de mieux que John Lewis ou encore Laura Ashley. C'est un style classique, indémodable et toujours mieux que les horreurs vendus par la blonde de M6 ou Casto ! Du coup, à chaque fois, on se laisse aller... et le porte-monnaie en prend un coup.