jeudi 30 avril 2009

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A Gabian, nous avons nos taggeurs en herbe. Ils balbutient avec la langue de Shakespeare, toujours plus intéressant qu'une vulgarité en français. Même si cela n'a aucun sens pour le commun des britons...

Un autre taggeur officie en toute impunité avec son rouleau. Soudain, une explosion d'orange, de soubassement à génoises, apparait au détour d'une rue. Comme je le disais à Marie-Andrée, Gabian se réveille en couleur un matin. "Sans autorisation" ajoute-t-elle.

C'est là que le pinceau blesse ! Les facades ainsi repeintes n'ont aucune autorisation de la mairie et il faut dire que pas mal de gens s'en moquent éperdument. Quand je pense que certaines langues de la rue du Théron se demandaient si nous avions une permission lors de la peinture de notre façade l'an dernier, ces mêmes langues sont muettes aujourd'hui... Oui, nous avions une autorisation, affichée sur notre porte avant, pendant et un peu après les travaux !

J'ai toujours pensé qu'il y a un traitement pour les locaux et un autre pour les autres - même si les autres payent autant sinon plus d'impôts locaux et autres taxes pofessionnelles. Citoyen français, j'ai toujours pris la peine de demander les autorisations nécessaires à tout travaux. Cela fait partie de la vie en société et du respect de l'autre. Normal. En plus, en restant conforme, la mairie octroie une subvention pour les dits travaux. Pourquoi s'en priver ?

Ceci étant écrit, la mise en peinture des façades sans autorisation ne me dérange absolument pas car cette action embellit indéniablement le village. Entre un crépi - c'était une tendance lourde par ici - et des pierres apparentes en mal de joint, pas mal de façades demandaient un second souffle. Ma voisine va s'y mettre et c'est tant mieux. Les ruelles sont sombres par ici, un peu de jaune et d'orange donnent du peps. Et c'est toujours mieux qu'une satanée climatisation, non ?